Lana et Louka Césari brillent en catégories juniors avec le BCC. Ils viennent de le confirmer aux championnats de Suisse. La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre, comme on dit.
Interview du papa, Michaël, qui comme vous le savez peut-être déjà, n’a rien d’un manche!
Michaël, Jessica et toi avez fait du badminton à haut niveau. Le but, c’était de faire de vos enfants des champions?
Pas du tout. On ne voulait pas les pousser. On peut dire que ce sont nos enfants, parce qu’ils étaient à fond, qui nous ont remis sérieusement dans le badminton, même si nous n’avions jamais totalement arrêté.
Comment l’histoire a-t-elle commencé?
Habitant en France voisine, je suis arrivé en 1994 aux Crêtets, en suivant mon grand frère Fabrice qui a été plusieurs fois champion de Suisse avec le BCC. C’était le club phare de toute la région transfrontalière. Je ne me souviens pas avoir joué avec Jessica, qui était junior au club, en interclubs. Mais nous partions souvent en tournoi ensemble, parfois même en vacances avec évidemment du bad. On a fait deux fois le tournoi de Font-Romeu avec Lionel et Anne et son camping-car en restant à chaque fois une dizaine de jours avec plusieurs juniors du club, c’est vraiment des supers souvenirs.
La suite se passe en France?
Oui, je suis parti à Strasbourg en 1996 pour combiner mes études et le badminton. J’ai joué 3 saisons au CEBA Strasbourg. Et c’est encore Lionel Grenouillet qui m’a dit : « Viens à Morteau, on est monté en nationale 3, on veut monter une belle équipe avec toi et une joueuse très forte. » Cette joueuse, c’était Natalya, qui jouait alors en équipe nationale ukrainienne. Je suis donc revenu dans mon club formateur en septembre 2000 et Jess a quitté le BCC et m’a rejoint l’année d’après.
Pourquoi Lana et Louka ont-ils fait leurs gammes aux Crêtets?
Je dirais plutôt qu’ils ont fait leurs gammes en France et que pour augmenter le volume d’entraînements, ils ont commencé à venir aux crêtets. Depuis, ils défendent les couleurs de la Suisse.
Le club de Morteau et le BCC se sont d’ailleurs rapprochés. Des rencontres IC jeunes ont lieu chaque année. Et avec la possibilité de jouer dans plusieurs pays en IC, plusieurs joueurs jouent dans les deux clubs.
Louka fait partie des très bons joueurs de son âge. De quelle côté de la frontière doit-il jouer s’il veut faire carrière?
La France tutoie aujourd’hui le Danemark au niveau européen sur chaque compétition (aussi bien chez les jeunes que chez les adultes). La génération de Louka est très forte, la finale des championnats d’europe U15 opposait les deux représentants français du tableau et Santiago (son partenaire en double hommes) a perdu en demi-finale et ramené une médaille historique pour la suisse. Avec Santiago, ils ne sont pas passés très loin d’en décrocher une en double. Aujourd’hui Louka représente la Suisse et il souhaite continuer à le faire.