SALUT ERWIN, TU VAS NOUS MANQUER...
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SALUT ERWIN, TU VAS NOUS MANQUER…

janvier 11, 2018 Tristan

Erwin Ging a été vaincu par la maladie, à l’âge de 66 ans. Le Badminton suisse, pas seulement local, a perdu une de ses figures marquantes de ces dernières décennies.

Membre du BCC, Erwin a rayonné dans tout le pays pendant près de 50 ans sur et autour des courts.

Il nous a tellement donné que nous ne pouvons pas relater tous ses exploits comme joueur et toutes ses implications comme dirigeant. Modeste, il n’aurait pas voulu que nous évoquions en détail tous ses exploits, ses innombrables médailles aux championnats de Suisse séniors.

Erwin ne s’est pas arrêté à une carrière sportive bien remplie, il a rendu au centuple ce que le club lui avait apporté.

Président, entraîneur, chef de presse et arbitre, il était toujours prêt à aider lors des manifestations que le club organisait. Par exemple la soirée anniversaire des 30 ans de ligue A en juin 2018: il avait passé un nombre incroyable d’heures à préparer la décoration de la salle de Notre Dame.

Il avait aussi le don de raconter les innombrables anecdotes, Erwin. La collision avec une camionnette remplie de tomates. La fois où la voiture s’est retrouvée sur une voie de chemin de fer! Ou encore ce moment sur le quai de gare de Paris, un dimanche soir, où il a fallu regarder le train partir sans nous.

Erwin a toujours été un fervent supporter du club, il était quasiment toujours présent lors des matches de LNA aux Crêtets. Le 11 janvier, pour le prochain match, l’émotion sera vive. Nous n’entendrons plus ses remarques et commentaires perspicaces ni son sifflet légendaire, qui fustigeait l’attitude de l’adversaire et mettait la pression.

Les qualités d’homme d’Erwin nous manqueront à toutes et tous. Nous avons aimé son humanité, son respect des autres, son humilité. Ces qualités pas si courantes, il les avait en lui et essayait de les transmettre à son entourage.

Si Erwin ne semblait pas le plus à l’aise dans une position d’autorité, il a été un modèle pour beaucoup, notamment dans le profond sérieux qu’il vouait aux choses et à la haute exigence contagieuse qu’il avait envers lui-même. Il y a les Gringos et il y avait le « Gingo ». Contraction de « Ging go! », l’auto-apostrophe préférée d’Erwin quand il jouait mal…

Le BCC et les amis de notre sport s’associent pour présenter à Anita, Emmanuelle, Yoann, Malou et Alain et à tous leurs proches, leurs sincères condoléances et toute leur amitié.

(Merci à Jean qui a fourni l’essentiel du texte et à Alain pour les précieux compléments ainsi que les photos)

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